Description du Programme de Réunification de la RDCongo par voies Routières (RRR)

Ce projet consiste essentiellement à la réhabilitation des axes routiers prioritaires afin d'assurer le trafic en toutes saisons avec un niveau de service acceptable. Les actions sont menées de façon à maintenir le trafic en toute période de l'année étant entendu que les grands ouvrages de franchissement (ponts) sont plus au moins en bon état. Une attention est également accordée aux passages sous routes (buses, dalots) qui sont posés ou remplacés à certains endroits. Il en est de même pour les bacs qui sont déployés sur certains sites en attendant la construction des ponts définitifs en fonction de l'évolution du trafic.

Au cours de sa mise en œuvre ; le projet garde une flexibilité de façon à intégrer les éléments additionnels tenant compte des circonstances du moments tout en préservant l'idéal d'atteindre des résultats ciblés.

Bien qu'essentiellement mécanisé ; l'approche utilisée est celle du recours tant que possible à la main d'œuvre et aux matériaux locaux ainsi qu'aux techniques de traitement spéciaux des pentes raides et des points chauds par la stabilisation des sols.

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, a mis en place en 2012 le programme RRR qui a comme objet de contribuer à la réouverture et au rétablissement des principales liaisons routières de la RDC.
La réalisation du projet a garantie l'accès aux marchés et aux services sociaux de base nécessaires à la relance socio–économique, à la cohésion interne du pays et à sa réintégration dans le concert sous régional, tout en renforçant les structures de l'état ainsi que les PME intervenant dans le secteur des constructions routières.

Le projet est totalement financé par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo sur un revolving fund permanent dont la mise de départ est de vingt milliards de francs congolais 20.000.000.000 CDF).

Le Projet est géré par l'Office des Routes sous la coordination d'un comité de pilotage (CP) qui est composé des représentants des entités suivantes :

  • Ministère des ITP (Présidence) ;
  • Ministère des Finances (Vice-présidence) ;
  • Ministère du Budget (Membre) ;
  • Office des Routes (Secrétariat du CP)
Les activités du projet sont supervisées au niveau national par la Cellule de gestion désignée et présidée par la Direction Générale de l'Office des Routes. Cette Cellule comprend les fonctions ci-après :

  • Technique
  • Finances
  • Audit
  • Administration
  • Contrôle
    • Et fonctionne sous la Présidence de la Direction Générale de l'Office des Routes. Elle est composée des agents des entités de l'Office des Routes et des experts extérieurs.

      La population participe au projet en apportant une main d'œuvre nécessaire pour les travaux et en la facilitation à l'accès et à la recherche des gites des matériaux dans les zones d'intervention du projet.

      Une formation en méthode HIMO (Haute Intensité en Mains d'œuvre) est dispensée aux populations riveraines des axes retenus au projet afin de favoriser son appropriation.

      Le Comité de Pilotage garanti la mise à disposition par le gouvernement des ressources financières nécessaires pour permettre de réaliser les engagements liés au projet par des décaissements réguliers des fonds.

      La Cellule de Gestion du Projet rédige à l'intention du Comité de Pilotage des rapports périodiques (mensuels, trimestriels, semestriels et annuels) des travaux et l'atteinte des objectifs spécifiques du projet. La Cellule de Gestion garanti la bonne utilisation de moyens mis à la disposition du projet.

      Les bureaux de contrôle et surveillance des travaux élaborent les rapports d'avancement mensuels du projet à soumettre à la Cellule de Gestion du Projet qui a un délai maximum de 11 jours pour donner ses avis avant la transmission au comité de pilotage.

      Les administrations centrales et locales garantissent la pérennisation des actions du projet par la mise en place des mécanismes de financement d'entretien par le FONER qui sont complétés par d'autres schémas de financement.

      Dans le cadre de ces objectifs, le projet s'est proposé dans sa première phase de rétablir un accès durable entre les chefs – lieux des provinces, les districts et les territoires de trois provinces (Orientale, Katanga et Sud – Kivu) d'une manière viable pour la population et respectueuse de l'environnement naturel dans la zone d'influence du projet.

      Le projet RRR finance également des activités de renforcement institutionnel, un programme de gestion environnementale et sociale et la mise en place d'un système de suivi – évaluation dont la mise en œuvre est assurée directement par la Cellule de Gestion du Projet.

      Les travaux de réouverture sont exécutés par les brigades routières de l'Office des Routes et les grandes entreprises privés. Les travaux de dégagement d'emprise, d'ouvrage de drainage et d'entretien courant manuel sont exécutés par des PME locales recrutés au terme des procédures de contractualisation initiés par l'Office des Routes.

      La présente évaluation a pour but de confirmer la rentabilité économique des trois sections de routes déjà rouvertes dans le cadre du projet, indiquées ci – après :

      • Kisangani – Bunduki, respectivement dans les Provinces de l'Orientale et de l'Equateur
      • Kasomeno – Kalemie, dans la Province du Katanga
      • Kalemie – Uvira, respectivement dans les Provinces du Katanga et du Sud – Kivu


      Présentation des zones du Programme RRR

      Les trois sections de routes déjà rouvertes et faisant objet de réévaluation économique se trouvent dans les Provinces Orientale et de l'Équateur, du Katanga et du Sud Kivu. Par leur importance, ces routes ont un impact non seulement sur les aires qu'elles traversent directement mais également aux niveaux provincial et national de par leurs interconnexions avec le réseau des transports.